Défense / Affaires Etrangères

Rafales - Les inquiétudes de l'Armée française...

25 juin 2015 - Après des messages d'inquiétudes émanant de l'Armée de l'Air, la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées s'est ouvertes auprès des autorités civiles et militaires auditionées afin de tirer au clair le calendrier des livraisons des avions Rafales à l'Armée française.

 

Le 3 juin, Philippe Paul a interrogé le Général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air qui indiquait que le report de livraison, à l’armée française, des chasseurs Rafales, qui pourrait poser de réels problème en cas de nouveaux décalages… (Lire le compte rendu : sur le site du Sénat - sur la page dédiée de ce site)

 

Quelques jours plus tard, le Ministre de la Défense, répondant à Philippe Paul sur le sujet, a annoncé une livraison échelonnée de Rafales comme prévu par la Loi de programmation militaire... (Lire le compte rendu : sur le site du Sénat - sur la page dédiée de ce site)

 

Hier, déterminé à aller au fond de ce dossier, Philippe Paul est intervenu à nouveau sur ce sujet hier en Commission en interrogeant Eric Trappier, Président-directeur général de Dassault Aviation. (Lire le compte rendu : sur le site du Sénat - sur la page dédiée de ce site)

 

Lire l'intégralité des échanges sur la page dédiée

Extraits des auditions de la Commission des Affaires étrangères, de le Défense et des Forces Armées du Sénat.

- 3 juin 2015 : question au Général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air.

 

M. Philippe Paul. - Si les contrats à l'exportation des avions Rafale sont une bonne chose pour notre économie, le décalage des livraisons d'appareils à notre propre armée fournit un réel motif d'inquiétude. La reprise de ces livraisons est-elle assurée et permettra-t-elle de rattraper celles qui ont été décalées, pour ainsi garantir le maintien de nos capacités opérationnelles ?

 

Général Denis Mercier. ... La livraison de 26 avions Rafale Air et Marine, dont 19 au profit de l'armée de l'air, est prévue par la LPM. Après le deuxième escadron à vocation nucléaire qui sera opérationnel en 2018, la livraison des Rafale devant équiper le cinquième escadron opérationnel devrait reprendre à compter de 2021 et permettre ainsi de constituer un nouvel escadron vers 2023-2024. Reporter à nouveau ces livraisons impliquerait d'étendre encore l'utilisation des Mirages 2000, ce qui peut s'avérer techniquement très problématique. L'armée de l'air a d'ores et déjà engagé de nombreux avions Rafale dans des opérations extérieures, sans compter les Rafale qui assurent en permanence la défense aérienne du territoire national et la dissuasion. Qui plus est, nous avons aussi besoin d'appareils pour assurer l'entraînement de nos propres équipages, Il faut s'assurer que l'armée de l'air ne soit pas la dernière lotie dans ce domaine !

 

Lien Internet sur les site du Sénat

Philippe Paul Interroge le Ministre sur le budget de la Défense

Alors que les interventions militaires de la France (particulièrement au Mali) participent à la lutte contre le terrorisme non seulement en France mais dans l'ensemble de l'Europe et en supporte intégralement le coût, la Commission Européenne exige un déficit public exemplaire à notre Nation...

QUESTION CRIBLE N° 0074C - 21 mars 2013


M. Philippe Paul. Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, le Premier ministre a annoncé récemment que des coupes budgétaires substantielles étaient indispensables afin de réduire notre déficit public, conformément aux exigences de la Commission européenne de le ramener en dessous de 3 % du PIB. Ces coupes sont évaluées à près de 5 milliards d'euros. 

Manifestement, tous les ministères seraient concernés par ce plan d'économies et le budget de la défense ne serait pas épargné. On parle ainsi de le ramener de 1,56 % à 1,1 % du PIB. C'est sans précédent ! 

Cela provoque de nombreux remous au sein de nos armées, voire le désarroi aussi bien de nos militaires que des personnels civils et de l'industrie de la défense. Ce serait absolument catastrophique ! 

Dans l'hypothèse d'un tel scénario, comment ne pas s'interroger sur le maintien de la capacité opérationnelle de nos armées ? Accomplir leurs missions deviendrait tout bonnement impossible ! Et les fondements mêmes de la défense nationale, voire de notre indépendance, seraient remis en question ! Ce serait insensé ! Nous n'aurions plus d'armée ! 

Par ailleurs, la France est intervenue au Mali sous couvert de l'ONU, avec, me semble-t-il, le feu vert des vingt-six autres pays de l'Union européenne. 

Alors que Bruxelles demande instamment à la France de ramener son déficit public à moins de 3 % du PIB, alors que la France est le seul pays européen à avoir engagé des troupes au sol, pour préserver notre pays d'actes terroristes, certes, mais aussi l'Europe dans son ensemble, ne considérez-vous pas, monsieur le ministre, que la France doit exiger que cette dépense militaire figure hors contingent des déficits publics ou, à tout le moins, bénéficie d'un traitement particulier quant à son déficit ? 

Nos partenaires européens doivent comprendre qu'on ne peut pas avoir l'armée française et la gratuité de l'armée française. Notre armée a un coût, il faut en accepter les conséquences ! 

Le ministère de la défense pourrait ainsi être épargné par les coupes budgétaires prévues, ce qui lui permettrait de poursuivre efficacement sa mission en préservant ses matériels, ses personnels civils et militaires et, bien entendu, notre industrie de défense. C'est aussi une question de crédibilité de nos armées, de rayonnement international et de souveraineté de la France.

 

 

REPONSE DU MINISTRE DE LA DEFENSE

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministreMonsieur le sénateur, nous sommes effectivement en pleine préparation du livre blanc et du projet de loi de programmation militaire, qui sera soumis aux assemblées à l'automne. Comme toujours en pareille circonstance, avant que les arbitrages soient rendus, il y a des discussions et, inévitablement, la presse se fait l'écho de certains propos, on annonce ici ou là telle ou telle situation particulièrement difficile. J'ai connu ce phénomène lorsque j'étais député ; je l'observe aujourd'hui d'un autre point de vue.

Il importe que nous puissions surmonter une difficulté majeure : pour assurer notre souveraineté, nous devons à la fois maîtriser nos finances publiques et notre dette et conserver une défense cohérente et efficace.

 

Ce double impératif se traduit dans les chiffres. C'est la difficulté à laquelle nous nous heurtons en ce moment ; un arbitrage sera rendu dans les semaines à venir.

En tout cas, votre proposition, qui est proche de celle que vient de formuler Jean-Pierre Chevènement, de ne pas intégrer l'investissement de défense - précisément parce qu'il s'agit d'un investissement - dans le calcul des déficits publics au sens des autorités européennes a toute ma sympathie.

 

Cependant, je ne suis pas en situation de pouvoir vous répondre, même si le raisonnement a indiscutablement une cohérence. J'espère que la tenue d'un Conseil européen de défense à la fin de l'année permettra de poser réellement la question de la place de l'investissement de défense dans l'ensemble de la dette des États et d'évaluer son efficacité en termes de sécurité, ainsi que de développement économique.

 

Notice de Philippe Paul sur le site du Sénat.

Maritimisation : la France face à la nouvelle géopolitique des océans

Philippe Paul et cinq de ses collègues ont remis un rapport sur les enjeux de la Maritimisation face aux choix stratégique que devra faire la France dans les mois et années à venir.

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Le Général de Gaulle affirmait en 1969 à Brest : « L'activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l'exploitation de la mer. Et, naturellement, les ambitions des Etats chercheront à la dominer pour en contrôler les ressources... ». 

Aujourd'hui, la fluidité des échanges maritimes internationaux et par conséquent le respect de la liberté de circulation en mer est devenu un élément essentiel pour notre sécurité. 
Demain, l'épuisement des ressources terrestres rendra nos économies plus dépendantes des ressources de la mer. Ce basculement de la terre vers la mer, cette « maritimisation » des enjeux entraînent des conséquences stratégiques majeures avec une territorialisation des espaces maritimes jusqu'alors libres d'accès et l'émergence de rivalités nouvelles entre grands pôles de développement.
La France possède le deuxième territoire maritime du monde grâce à l'outre-mer, des capacités et des atouts importants, une marine océanique qui compte, des industries navales compétitives, un savoir-faire et une maîtrise technologique en matière de construction navale, d'exploration et d'exploitation en haute mer de premier plan. 
Cette nouvelle géopolitique des océans présente des opportunités, mais également des menaces avec le développement de la criminalité en mer et des trafics illicites, l'augmentation des acteurs en mer et du niveau de violence, mais surtout avec les risques de conflits liés à la volonté croissante des Etats de s'approprier des zones maritimes convoitées et de maîtriser les routes d'approvisionnement stratégiques. 
Alors que les pays émergents sont en train de constituer des marines puissantes, la France est-elle prête pour un avenir qui se jouera en mer ? 

C'est l'objet de ce rapport du groupe de travail sur la maritimisation de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au moment même où débutent les travaux sur le nouveau Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale.

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